Brunch socio-philo Le beau sexe – Sophie Combes

Journée de la femme oblige (!), le nouveau rendez vous des brunchs philos a pour thème Le beau sexe, la femme donc.

Et pour en parler, une femme, sociologue, Sophie Combes, auteur de l’ouvrage Le beau sexe (2011) qui retranscrit les résultats d’une étude (commande d’une grande maison de couture) menée à travers 5 pays (France, Japon, USA, Nouvelle Zélande et Argentine) durant 5 mois auprès d’un panel de femmes, interrogées sur leur représentation de la beauté.

Sophie Combes fait un premier constat assez surprenant sur la place centrale qu’occupe la morphopsychologie dans nos sociétés. Elle insiste, en reprenant ce terme de beau sexe, sur le lien étroit qu’il existe entre la femme et la beauté, en opposition à celui de sexe fort, qui ne renvoie pas directement à des caractéristiques physiques et esthétiques, mais à des caractéristiques plus psychologiques.

Les résultats de cette enquête corrèlent, de manière universelle, sur des critères psychologiques : la confiance en soi, le fait d’habiter son apparence et l’expressivité, et des critères purement physiques : le poids, la symétrie faciale et les traits enfantins.

 

On notera cependant que ces critères sont plus ou moins marqués selon les pays, le critère de la confiance en soi restant le plus partagé ; La plupart des femmes interrogées souhaiterait donner comme qualité première à leur enfant fille la confiance en soi.

Le critère du poids reste malheureusement lui aussi un des critères les plus partagés et les plus culpabilisant puisqu’il renvoie à l’idée que l’on est responsable de ce critère et que l’on peut agir sur sa beauté. Il renvoie aux critères de bonne santé et d’hygiène aux Etats-Unis particulièrement.

La symétrie faciale est un critère qui renvoie, comme nous l’explique la sociologue, à la théorie du bon gène, théorie selon laquelle l’harmonie du visage et sa symétrie renverrai à des gènes sains (absence de consanguinité ou de maladies par exemple).

symmetrical-4La symétrie faciale n’étant pourtant pas un critère totalement pertinent comme le montre ces clichés sans/ avec symétrie!

Les traits enfantins, symboles de jeunesse éternelle, sont un critère particulièrement présent au Japon où l’enfance est fantasmée comme état où la peur n’existe pas. Le Japon est en effet un peuple qui souffre d’une grande peur des agressions extérieures, peur qui s’expliquerait historiquement par l’absence d’armée japonaise et donc de protection contre le monde, ce qui explique notamment l’importance du phénomène Kawaii.

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La Nouvelle Zélande semble elle faire figure d’avant-gardiste sur le sujet car la plupart des femmes interrogées semblaient peu intéressées et avouaient ne pas ou peu sentir de pression quant à ces critères physiques.

 

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