Mon Roi – Maïwenn

Enfin est arrivée l’heure de la sortie du très attendu (depuis Cannes !) nouveau film de Maïwenn, Mon Roi.  Réalisatrice de talent, confirmée par le succès de Polisse et Le bal des actrices, Maïwenn a choisi pour son quatrième film de nous parler d’amour…Mais comme on s’y attendait/l’espérait, elle parle d’amour extrême, de souffrance, de passion…et de destruction.

Après une grave chute de ski, Tony (Emmanuelle Bercot) est admise dans un centre de rééducation pour soigner une blessure au genou. Interrogée par les rééducateurs sur les éventuelles raisons « psychologiques » de cette blessure et sur son état de santé mentale, elle fond en larmes en prenant conscience de la relation tumultueuse qu’elle a vécu avec son mari, l’homme de sa vie, son Roi: Giorgio (Vincent Cassel).

Et l’on est vite emporté par l’histoire de ce couple passionnel, sorte de tempête amoureuse, où l’on passe du rire à la tragédie, entre passion et destruction…Comment ne pas être séduit par un Vincent Cassel au charisme fou, lorsque l’on est aussi romantique et idéaliste que Tony! Parce que oui même si l’on applaudit le Prix d’interprétation féminine d’Emmanuelle Bercot, on peut également saluer l’interprétation magistrale de Vincent Cassel, parfait dans le casting du félin-prédateur…

Maïwenn réussit encore une fois avec brio à déranger, à faire s’interroger sur un sujet peu exploré au cinéma: le pervers narcissique, ce séducteur manipulateur dont on a tous plus ou moins croisé la route… Et si le sujet vous intéresse, je vous invite à poursuivre la lecture avec cette interview de Jean Charles Bochoux , auteur du livre Les pervers narcissiques.

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