Dans les coulisses du spectacle Forsythe / Millepied

Une visite de l’Opéra de Lyon dans les coulisses du spectacle Forsythe / Millepied cela peut en faire rêver plus d’un mais pour ma part la fréquentation de cette grande dame sombre s’est souvent arrêtée à son parvis ! Et les quelques occasions que j’ai eues de faire connaissance avec les lieux m’ont souvent fait regretter le confort des fauteuils moelleux ou le charme des vieilles pierres…Et pour ce qui est de la danse de Forsythe et Millepied, je suis encore loin d’en maîtriser les codes…

Mais profitons donc de cette initiative (La Brigade du Ballet, née d’une collaboration entre l’Opéra et le Petit Bulletin) pour changer d’avis…

Rendez-vous à l’entrée des artistes, où l’accueil chaleureux de Pierre-Henri, responsable marketing de l’Opéra, donne le ton : après une visite de la salle et une rapide présentation des différents univers de chacun (illustrateur, preneur de son, blogueur…) nous nous retrouvons vite dans la lumière (enfin!) qui inonde le Grand Studio du Ballet, sous la verrière de l’Opéra. Évidement le charme opère mais ne nous laissons pas distraire par la vue imprenable sur les toits de Lyon : le spectacle est ailleurs. Celui de ces corps qui travaillent, qui expérimentent. A la recherche de l’équilibre idéal, de la bonne prise d’appuis, de la justesse d’exécution…au service d’une danse aux bases très classiques mais où les corps se tendent à la limite de la chute, de la rupture. Cela paraît bien rigoureux et technique lorsque l’on observe ces trois couples de danseurs du ballet de l’Opéra et pourtant, les heures passants, on devine une danse de plus en plus harmonieuse, virtuose….-celle de Forsythe dans Steptext -mais nous n’en verrons pas plus, il faudra attendre la représentation.

Avant de terminer la journée, direction la salle de répétition pour « la danse des tables »,One Flat Reproduced. Changement d’énergie pour les quinze danseurs de l’Opéra qui exécutent, dans un souci de précision, les mouvements d’une danse dynamique à l’extrême, où l’espace marqué par ces tables est envahi par des corps déchaînés. Outre la présence du répétiteur, on notera la bienveillance du regard des danseurs entre eux pour parfaire l’exécution des mouvements.

Mais il est déjà l’heure de quitter les coulisses, en laissant en suspension toutes ses impressions qui m’ont permis de quitter l’obscurité…pour, qui sait, la lumière lors de la représentation !

En attendant le grand soir, j’ai eu l’occasion, guidée par ma curiosité, de visionner des reportages sur les pièces et je dois reconnaître que l’initiative a fait son œuvre : j’ai pu « re-connaitre » cette danse et ses codes et prendre du plaisir à en être spectatrice ! Le partage ça a vraiment du bon…

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