The Killing (Forbrydelsen)

N’étant pas une fan de télévision a priori, j’étais un peu passée à côté de la grande déferlante de séries TV à succès dont tout le monde parle… Curieuse de découvrir ce phénomène, j’ai sondé mon entourage avec pour critère principal le choix d’une série à fin programmée. Le format « Feux de l’amour » me rebutant un peu après avoir découvert Scandal l’été dernier. Après le visionnage des premières saisons, j’avouais une certaine euphorie à découvrir les aventures d’Olivia Pope. Mais je me suis vite lassée (et un peu perdue) dans 1000 et un rebondissements et constructions tortueuses du scénario.

J’ai donc porté mon choix sur des valeurs sûres : les séries d’Arte, car il faut bien le reconnaître, en la matière, la chaîne fait peu de faute de goût. Dans le lignée de MilleniumForbrydelsen (meurtre en français) traduit chez nous par The Killing (à ne pas confondre avec l’autre série américaine) nous emporte dans l’univers pluvieux et sombre des polars nordiques. L’enquête s’étale sur toute une saison (20 épisodes correspondant à 20 jours d’enquête).

Dans la première saison, Sarah Lund, commissaire de police, est sur le point de quitter Copenhague pour vivre à Stockholm avec son nouveau fiancé lorsqu’elle se voit chargée de résoudre le meurtre d’une jeune fille (Nana Birk Larsen) retrouvée morte et violée dans le véhicule d’un célèbre politicien, candidat à la mairie de Copenhague.

Même si l’on pourrait reprocher la lenteur du rythme (mieux vaut ne pas avoir de retard de sommeil lorsque l’on plonge dans la noirceur de la série) des premiers épisodes, on se sent vite imprégner par l’atmosphère très particulière qu’impose la nature danoise. Au point de se retrouver pris dans un suspens haletant, où l’excellente actrice Sofie Grabol (primée pour son interprétation) campe un personnage rude et entêté qui ne quitte pas son désormais célèbre pull de laine! La réalisation y est aussi très réussie, appuyée par un réel sens de l’esthétisme.

La deuxième saison a même su corriger les défauts de sa prédecesseure  en s’appuyant sur un scénario impeccablement ficelé.

Deux ans après le drame de la jeune Nana, on fait à nouveau appelle à Sarah Lund pour enquêter sur le meurtre de militaires impliqués dans une sombre affaire en Afghanistan, a priori étouffée par les sphères politiques danoises. Une enquête sans temps mort et au rythme haletant.

« Une série danoise glaçante comme la mort. »

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